Culture matérielle et pratiques dévotionnelles dans les sociétés chiites
Michel Boivin, Annabelle Collinet, Sepideh Parsapajouh
La prochaine séance du séminaire aura exceptionnellement lieu le MARDI 5 décembre 2017 de 13h à 16h, en salle A07_51 (6e étage) du 54 bd Raspail, 75006 Paris
Cette séance comprendra les deux interventions suivantes :
Sabrina Mervin (CNRS-CéSOR)
Najaf , au cœur du chiisme
Pour abriter le mausolée de ‘Alî, le premier imâm, Najaf est appelée « la plus noble » (al-achraf)des villes ; ses habitant se disent « les fils de Alî » (awlâd ‘Alî). D’autres populations y séjournent : d’une part, les étudiants en sciences religieuses qui viennent y puiser un savoir hérité des imams et des grands oulémas qui ont fait de la ville une pépinière de savants et le centre de la marja‘iyya. ; d’autre part, les pèlerins qui viennent faire leur visite pieuse au mausolée. Une organisation élaborée permet à chacun d’y trouver sa place, d’y circuler, d’y accomplir les rituel – d’y vivre à l’ombre de l’imam. Le mausolée « s’exporte » : il diffuse son savoir, mais devient aussi un objet, tout cela pour permettre de reconstituer le centre ailleurs, dans les périphéries.
Michel Boivin (CNRS-CEIAS)
Fragments d’iconographie alide en Asie du sud
L’iconographie chiite a récemment émergé comme nouveau champ d’études qui a rapidement été marqué par l’ouvrage d’Ingvild Flaskerud intitulé Vizualizing Belief and Piety in Iranian Shiism (Continuum, 2010). En Asie du sud, les représentations iconographiques de ‘Alî, et de ses descendants, dépassent le cadre des deux principales écoles chiites : duodécimaine et ismaélienne. En effet, ‘Alî est également vénéré dans les milieux soufis, où l’iconographie apparaît quelque peu différente de l’iconographie chiite, y compris dans les milieux hindous qui se réclament du soufisme. Cette présentation envisage de proposer une rapide introduction à ces iconographies alides d’Asie du sud.